En vivant la matière, avec mon flambeau jumeau, GC, je pensais vivre une vie très spirituelle, avec des tas de manifestations paranormales. En fait, je n’ai jamais vécu une vie aussi matérielle ; lui non plus.

Nous pouvons penser que nous avons été rattrapés par le côté obscur. Nous comprenons juste que nous revenons à la vraie vie, la vraie Lumière. Notre âme est enfin pleinement incarnée dans ce corps, notre Temple, et elle jubile. Nous nous sentons enfin à notre juste place, ensemble dans notre petite maison à la campagne. Nous ne nous sentons pas constamment, comme avant d’être ensemble, tiraillés par des envies d’ailleurs, ne nous sentant bien nulle part.

Je prépare les repas, nous mangeons selon les besoins de notre corps en qualité comme en quantité. J’ai suivi plusieurs années un régime sans gluten et sans produits laitiers. J’ai même été végétarienne pendant une petite période. GC a été pranique, il a vécu un mois et demi sans manger ni boire. Nous remangeons de tout, même la fameuse pâte à tartiner qui fait autant de polémique. Tout est une question de quantité avant tout. Et selon les corps de chacun. Nous buvons l’eau de la source. Pas celle dont tout le monde parle. Non, une vraie source. Rires.

Nous dormons quand nous avons envie de dormir. Nous pouvons nous coucher tard dans la nuit, nous réveiller, nous raconter nos rêves, parler des choses qui nous viennent ! Au bout de plus de 4 ans, nous avons encore des tas de choses à nous dire.

On peut mettre la musique à fond, nous n’avons pas de voisins directs.

Nous n’avons aucun tabou, aucune pudeur l’un pour l’autre. La porte des toilettes restent ouvertes. Quand la Reine est sur le trône, elle a droit à sa musique d’ambiance, harmonica ou yukulélé olé olé !

Nous faisons tout à deux, si bien que l’autre jour, à la piscine, nous n’avions pris qu’un seul sac. Ils n’ont pas encore prévu  les vestiaires pour flammes jumelles ! rires.  Nous pensions prendre un casier, une cabine et la douche ensemble. Nous nous adaptons sans problème.

Côté sexualité c’est l’évidence. Mais aucun maître ascensionné ou autre entité ne viennent nous visiter. Tout est extraordinaire dans l’ordinaire. Nul besoin de trucs spectaculaires ou folkloriques. J’ai déjà vécu cela à fond, à lire beaucoup, à expérimenter tout autant. Par contre, la vie, ici, la matière, je ne connaissais pas vraiment. Nous n’avons jamais été bien dans ce corps, sentant un profond mal être physique et moral. Nous nous sentions désincarnés, désenchantés. N’attendant que de retourner là-haut afin d’abréger nos souffrances. Puis, un jour, vous rencontrez la personne que vous avez toujours cherchée et, comme après un long, très long périple, vous savez que vous avez trouvé ce que vous cherchiez. Vous pouvez déposer votre baluchon, vous asseoir et souffler d’aise dans un profond soupir « ENFIN ! »

La spiritualité m’a embarquée dans des choses que je qualifierais de délirantes, oubliant jusqu’à ma propre réalité et la réalité de ce monde, pervertissant mes valeurs. Je reviens à celle que j’étais, à celle que j’ai toujours été.

Nous revenons à des notions telles que jalousie, possessivité, fidélité. En quoi est-ce un problème d’être la chose de l’homme qu’on aime s’il nous aime aussi ? Est-ce tellement malsain d’être jaloux, de vouloir vivre avec la personne qu’on aime, de ne pas avoir envie qu’il soit infidèle ou qu’il meurt ?

Pourquoi diaboliser de telles notions qui portent en elles du positif quand ça ne blesse pas l’autre ? Comme il existe la saine colère, pourquoi ne pourrait-il pas exister la saine jalousie, ou la possessivité saine ?

N’est-ce pas facile de ne plus avoir d’attentes ou de manques à combler quand nous avons trouvé la personne qui répond à nos attentes et comble nos manques ?

Croire que nous sommes des êtres libres, c’est ne pas comprendre la notion même de liberté. Vouloir à tout prix la liberté, n’est-ce pas s’enfermer ?

Avec GC, nous voulons créer le couple que nous n’avons pas pu créer avec nos autres partenaires.

La spiritualité en divinisant, déshumanise. Nous voulons devenir Dieu avant même d’avoir été de vrais humains ou devenir calife à la place du calife.

 

Merci à toi mon Âmour de m’avoir ramené à moi m’Aime, de m’avoir ouverte à l’Amour, de me faire sentir Vivante.

Tu es l’île sur laquelle j’échoue sans jamais échouer. Tu es mon havre de Paix.

 

Myriam et GC, le 6 mai 2017

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