Depuis juin 2016, je sens une différence entre « expérimenter » et « vivre ». Une nuance, une subtilité comme un tissu rugueux et un tissu lisse au toucher. J’ai recherché l’étymologie de chacun de ces verbes.

Expérimenter du latin experimentare, de experimentum, de experiri, vérifier par expérience.

Vivre du latin vivere, vivre, consacrer sa vie à.

Expérimenter, c’est donc trouver sa voie, par tâtonnement, par essais, par échec et réussite, pour ensuite choisir.

Vivre c’est être sur la bonne voie, et la savourer.

Il me semble qu’ « expérimenter » se situe au niveau de l’âme. C’est essayer des choses, le pire peut-être afin de connaître ce qui ne nous plaît pas pour aller vers ce qui est le mieux pour nous. Expérimenter le malheur pour aller vers le bonheur. Expérimenter la maladie pour aller vers la santé parfaite. Expérimenter des relations toxiques pour aller vers l’Amour véritable.

Vivre se situe au niveau de l’Esprit. Comme si lorsque nous avions fini d’expérimenter, nous entrions enfin dans la vraie vie.

Nous passons de l’âme à l’Esprit. Et une fois là, il n’y a plus d’erreurs possibles, car parfaitement accompagnés par l’Esprit Saint.

Une citation assure qu’ « il n’y a pas d’erreurs, qu’il n’y a que des expériences ». Pourtant, une fois dans la vraie vie, nous sentons que nous avons faits des erreurs. Il n’est pas question ici de juger et de culpabiliser mais d’avoir cette honnêteté à reconnaître certains faits. Et s’il n’y a pas d’erreurs, pourquoi alors parle-t-on de karma ?

J’entends souvent cette phrase : « Nous sommes ici pour faire des expériences ». N’est-ce pas une ruse de la matrice pour nous détourner de notre chemin et nous divertir ?

Depuis que j’ai eu mes retrouvailles physiques avec ma flamme jumelle, je me sens enfin Vivre. Je sens cette nuance, cette subtilité entre expérimenter et vivre. Désormais, je me consacre à ce lien et à notre vie dans la matière. Je n’ai pas fini mon chemin, il ne fait d’ailleurs que commencer. Je n’ai rien de plus à chercher. Vivre tout simplement.

 

Myriam, le 6 février 2017

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