Vivre ensemble était-il notre but à GC et moi ?

J’ai toujours senti en moi, malgré mes doutes, cette Foi que nous serions réunis dans la matière. Je le voyais en vision : partir en vacances en voiture, être au bord de la mer, faire l’amour, habiter une grande maison avec chacun notre espace, courir nus dans les hautes herbes. En rêves, nous étions systématiquement collés l’un à l’autre. C’est GC qui en premier m’a dit qu’il aimerait vivre avec moi.

Lors d’un soin, Marion a vu que nos âmes à GC et à moi étaient venues vivre la matière. Nous étions côté à côté, rayonnants, nous tenant par la main. Information confirmée par les lectures akashiques et les tirages de cartes. Lors d’une dernière lecture, Marion a vu GC et moi se lancer une flèche, flèches qui se sont entrechoquées, provoquant une explosion de lumière qui est descendue sur nous.

GC et moi sommes-nous plus « faibles » de vivre la matière ensemble ?

GC et moi sommes transparents l’un avec l’autre. Quand j’ai envie de rire, je ris, quand je sens de la tristesse, je pleure. Quand il est fatigué et qu’il ne veut pas me parler, il s’isole. Quand je dis quelque chose qui ne lui plais pas, il fait la tête ; quand il fait une blague que je n’apprécie pas, je le signifie. Il n’y a pas à se cacher ou à fuir. Quand quelque chose m’énerve, je me mets en colère. Quand quelque chose l’agace, il râle. Nous ne donnons pas forcément une belle image de nous-mêmes, mais c’est comme cela que nous voyons si on aime vraiment l’autre et si c’est réciproque.

Etre ensemble dans la matière constitue-t-il un danger pour nous ?

Nos retrouvailles de cet été ont été très intenses, nous avons dû changer beaucoup de choses dans nos vies en très peu de temps. GC et moi avons besoin de nous isoler, de nous habituer l’un à l’autre, de nous apprivoiser. Nous nous reposons, nous écoutons nos corps, nous profitons de notre havre de paix. En même temps, nous nous sentons poussés à améliorer notre quotidien, à matérialiser nos projets individuels et communs artistiques ( préparation de notre expo ). Nous savons que rien n’est jamais acquis. Nous sommes devenus maintenant trop lucides pour retomber dans les vieux pièges.

Ne sommes-nous pas plus avancés en vivant ensemble ?

Quand GC me parle de ses ex, cela me fait travailler mon sentiment d’infériorité ; quand je lui parle de l’Amour que je lui porte, cela lui fait travailler l’engagement. Quand je lui parle de la sexualité sacrée, il s’interroge sur la fidélité. Quand il me parle de sa vision de l’amour, cela m’apprend le détachement. Nous acceptons que l’autre ait un passé et pas forcément la même vision que nous de l’avenir.

GC est là maintenant. Nous faisons ce travail à deux. Il me canalise, me tempère, me fait rire quand je me prends trop au sérieux. Nous acceptons de permettre à l’autre de nous aider, de nous soutenir. De marcher en binôme.

Nous apprenons à prendre en compte nos désirs mais aussi ceux de l’autre.

N’ascensionnons-nous en vivant ensemble la matière GC et moi ?

Nos symptômes, nos émotions négatives, nos interrogations sur le divin constituent des manifestations de l’Ascension.

Ensemble nous visitons, revisitons toutes les notions car notre vision des choses a changé. Nous apprenons, réapprenons à nous découvrir individuellement et mutuellement car nous ne savons plus vraiment qui nous sommes, nos goûts ont évolué. Nous ascensionnons en apprenant à nous connaître soi-même et l’un l’autre, en libérant ce qui doit l’être, en comprenant des choses universelles, et en peaufinant ce que nous sommes venus vivre.

 

Vivre la matière était pour nous un but, en tant qu’âme, mais cela ne veut pas dire que tout s’arrête là. Nous nous fixons maintenant d’autres buts à atteindre car la vie est faite pour être vécue, et l’Ascension est illimitée.

 

Myriam, le 25 janvier 2017

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