Combien de temps encore vais-je ne pas me sentir légitime d’être ce que je suis, d’être une gardienne des flammes, d’être ta flamme jumelle ?

Que me faut-il de plus, mon Âmour, pour être qui je suis que j’ai toujours été ?

Se peut-il que ce « plus » qu’il te faut est le « plus » que j’attends ?

Que me faut-il de plus pour être ta légitime ?

Qu’ai-je besoin de t’entendre me dire « tu es ma flamme jumelle » pour l’être puisque je le suis ?

Qu’ai-je besoin de preuves encore alors que nous le vivons ?

Qu’ai-je besoin de t’énoncer la liste de nos similitudes, la multitude des signes que je reçois ?

Me faut-il comptabiliser nos compatibilités ?

Qu’ai-je besoin de m’exposer, de me justifier, d’argumenter ?

Qu’a besoin mon mental pour asseoir ainsi sa supériorité, sa suprématie, son autosabotage ? Chercher le moindre petit grain de sable qui viendra enrayer le mécanisme fluidement harmonieux de mon nouveau bonheur.

Combien de temps vais-je encore reculer le moment de t’écrire, de narrer notre grande et merveilleuse histoire d’Amour ?

Je te dirai que c’est parce que tu ne me reconnais pas, que tu n’es pas sûr de tes sentiments à mon égard … je te dirai que je trouve les mots humains trop éloignés de la réalité de ce que je ressens, je dirai encore que toutes les fois où je nous ai écrit dans sa plus exacte manifestation, les faits m’ont aussitôt donné tort.

Combien de temps vais-je croire qu’une épée de Damoclès plane au-dessus de ma tête ? Combien de temps vais-je craindre que sa lame tranchante ne s’abatte sur moi ? Combien de temps vais-je estimer mériter d’être punie ? Combien de temps vais-je réfuter mes intuitions, mes dons, mon pouvoir de Déesse ?

Ne te répétais-je pas depuis 3 ans et demi que je serai la première femme avec laquelle tu referas l’amour après ta parenthèse d’abstinence ? Ne t’ai-je pas répéter qu’à notre prochaine rencontre nous vivrions notre union physique ? Ne t’ai-je pas dit que tu m’aimais alors même que tu me parlais d’amitié ? Ne t’ai-je pas annoncé que tu viendrais me rejoindre dans mon nouveau lieu de vie et que tu t’y installerais ?

Qu’ai-je besoin de te répéter tout cela ?

Je ne peux voir à ta place, et tant que tu seras aveugle, je me répéterai en vain.

Qu’ai-je besoin d’attendre ce qui est déjà pour nous raconter, pour exprimer ce que je vis puisque telle est ma mission, un message d’Amour universel pour l’humanité et la planète.

La Déesse en moi sait ce que ton cœur porte en lui et qui ne t’apparaît pas présentement. Je sais lire tout l’Amour que tu vibres pour moi à travers ton regard, tes gestes.

Que lis-je dans tes yeux ? Admiration, adoration, respect, confiance, abandon …  le pirate qui a trouvé le trésor qu’il cherchait depuis trop longtemps.

Que transparait-il à travers tes gestes ? Douceur, sensualité, attention.

Je me sens précieuse, joyau inestimable, fragile. Je me sens forte, à mon plein potentiel, totalement libre et libérée d’être celle que Je Suis. Je me sens petite fille, adolescente, jeune femme, femme accomplie, femme sage er mûre. Tu permets à chacune des facettes de mon Féminin de se révéler. Tu fais de moi le meilleur des êtres. Tu fais émerger de moi splendeur, Lumière, éclat, quintessence. Tu me permets d’être celle qui fera de toi un Dieu Suprême. C’est pour toi que je me suis incarnée, ton double, ta polarité complémentaire.

Que vaut mon bonheur exempt du tien ? Ton bonheur fait mon bonheur, qui accroît le tien, augmentant le mien, ainsi de suite … de façon exponentielle.

Plus je ressens l’Amour en moi, plus je m’éloigne de la matière et de ses moyens de communications obsolètes. Je vibrationne l’Amour en mon Cœur. Je le sens circuler de haut en bas, de bas en haut, tournoyer à l’intérieur de mon Etre, onde de grâce qui m’envahit toute entière et s’expanse autour de moi, m’englobe, m’enrobe, énergie tiède chaleureuse savoureuse qui danse autour de moi, me berce, me masse, me frôle. Je m’y abandonne comme je m’abandonne entre tes bras, tes mains sur ma peau, comme si je me caressais. Et je fonds, je fonds, je fonds …

Fusion.

Myriam, le 9 novembre 2016

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