Ô ma Femme, ma pauvre petite Femme, ma chère petite reine, confie moi tes peines, essuie sur moi tes larmes, écroule toi contre moi, colle ton flanc au mien que je lèche tes blessures.

Ô ma Femme, ma souveraine, tu es grande de toutes les cicatrices qui couvrent ton corps, tes rudes batailles, tes durs accrocs.

Viens tout contre moi, couche toi et dors. Je veille sur toi.

Tu mérites le repos du guerrier, tu n’as que trop longtemps pris sur toi. Repose toi, et laisse aller tes chagrins, tes déceptions, tes colères, tes rancoeurs, tes jalousies.

Laisse aller et oublie toi dans le silence de mon coeur.

Ne dis rien.

Laisse aller.

Permet à la terre, l’air, l’eau et le feu d’ensevelir tes chairs putrides, te purifier et te guérir.

Dors, je veille sur toi.

Ne t’inquiète plus de rien.

Si tu savais comme rien ne vaut la peine de mener de rudes batailles, de recevoir de durs accrocs.

Si tu savais combien cela te mène jusqu’à toi.

Si tu savais, tu n’en saurais pas là.

Si tu savais que c’est cela qui t’y mèneras.

Laisse aller.

Ne t’inquiète plus de rien.

Mon Homme intérieur

Myriam, le 27 novembre 2015

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