Hier soir, l’homme que je reconnais comme ma flamme jumelle m’a envoyé de nouvelles photos de lui. Alors l’humaine en moi pourrait s’écrier : « qu’est-ce qu’il est beau ! », mais je reste sans voix, car j’ai l’impression de me voir. Evidemment qu’il est Beau, mais on en a carrément rien à faire à ce niveau-là ! Il est forcément Beau puisqu’il est ma flamme jumelle ! Et c’est tellement au-delà de la simple attirance physique entre homme et femme que ça n’a aucun intérêt.

Sa posture, le choix de ses habits, la façon dont ses cheveux se placent forment un aspect cohérent. Mon propre reflet. Nos visages n’ont pas la même forme, pas la même couleur de cheveux ou d’yeux, pas la même taille, mais je le regarde et c’est moi que je vois, et je ne peux que dire « C’est Lui ! » C’est évident que c’est Lui. Puisque c’est Moi !

Je regarde plus attentivement son visage et je vois d’autres visages se former, peut-être ceux de ses vies antérieures. Je le vois en juif, en chinois, en portugais ou espagnol … Je le vois même en femme.

Et tous ces visages me sont familiers. Et toujours ces mots : « C’est Lui ! »

On pourrait dire que je « vois » à 3 niveaux, ce que je vois avec mes yeux physiques, ce que je « vois » avec les yeux de mon cœur, et ce que je « vois » par les ressentis et qui m’apparaît spontanément par des mots.

Il y a une triple reconnaissance : la reconnaissance physique, la reconnaissance du cœur et la reconnaissance cellulaire.

La fameuse trinité : corps – âme – esprit.

En ce qui concerne la reconnaissance physique, il y a 3 éléments qui ne trompent pas : le regard, la voix et le toucher. Physique n’est peut être pas le terme exact, mais j’entends par là ce qui fait de nous des êtres incarnés : les yeux, la parole et la peau.

La première fois que j’ai entendu sa voix par téléphone, c’est comme si c’était évident qu’il ne pouvait pas avoir une autre voix, comme si j’entendais la voix la plus merveilleuse au monde. Je me suis sentie enveloppée par une douce chaleur, comme s’il avait été là à me serrer dans ses bras. J’ai ressenti une protection et une sécurité comme jamais auparavant.

Quand j’ai vu son regard la première fois, par photo, il ne s’est pas passé grand-chose. Il faut dire que la photo était toute petite, et que je l’ai quand même vu sous les traits d’un tsar et d’un shaman d’Amérique du Sud. Par webcam, non plus. Il faut fixer la webcam pour que l’autre puisse nous regarder dans les yeux, donc il n’y a pas l’accroche du regard comme en vrai.

Quand j’ai croisé son regard en vrai, pour la première fois, je n’ai rien ressenti. Je me suis dit : « Non, c’est pas lui ! » En fait, je savais ce qu’il était sensé se passer, et du coup j’ai bloqué le processus. Parce que plus tard, quand j’ai vraiment pu le fixer dans les yeux, j’ai vraiment compris ce que les textes essaient d’expliquer et qu’il est très difficile d’exprimer avec des mots.

J’ai plongé mes yeux dans les siens, et je suis partie loin. Avec certaines personnes, rien ne passe, c’est comme être devant un mur. Avec d’autres, on plonge mais on se perd. Là, j’ai plongé, mais au lieu de faire un mouvement vers le bas, j’ai fait un mouvement vers le haut. Je me suis trouvée. Je n’avais jamais vu ses yeux, mais c’était ses yeux, ils ne pouvaient pas être autrement. Sur l’instant, on ne réfléchit pas trop, on vit le truc ; on est hors conscience. Parce que si on est en pleine conscience eh bien, on ne vit pas ce qu’il y a à vivre. Mais je reviendrai dans un autre article sur cette histoire de hors conscience.

Aujourd’hui, avec le recul, je dirais que dans ses yeux, j’ai vu Tout. Tout ce qui nous compose, des cellules aux galaxies. Alors, je ne l’ai pas vu comme je vois un arbre quand je me promène. Je sais que c’est là. Et la phrase : « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas » prend tout son sens. Ça ne peut pas être compris tant que ce n’est pas vécu, ressenti. Comme pour les flammes jumelles.

Pour les mains, c’est comme si mes mains avaient toujours connu les siennes. J’ai senti les énergies allant de l’un à l’autre, nous réenergétiser mutuellement. Ses mains, c’est comme si c’était mes mains. Avec un autre homme, cela procure un sentiment « amoureux » alors que là, on se sent posé. Et là, c’est un mouvement vers le bas, où toutes les tensions descendent. On sent une ouverture se faire en soi, exactement ce que je ressens quand je sens Dieu en moi. C’est un mouvement intérieur, qui s’expanse de l’intérieur et qui s’ouvre à l’intérieur, puis tout cela s’expanse vers l’extérieur.

C’est comme si j’avais parcouru le monde et que je rentrais enfin à la maison. On s’assoit dans le canapé et on souffle un bon coup. Expir de soulagement.

Nous échangeons régulièrement des photos l’un de l’autre pour voir nos changements. Il est clair pour moi que nous nous ressemblons de plus en plus, que physiquement nous devenons des androgynes, que nous énergies masculines et féminines respectives s’unissent afin de créer le 3ème sexe.

SAM, Gardienne des Flammes, le 17 novembre 2014.

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